Comment estimer la valeur d’un site web ?

  • 5 septembre 2013
  • SEO

De nombreux logiciels proposent une estimation automatique de votre site web, en se basant notamment sur les données gratuites à disposition comme Alexa.

Alexa est un outil qui classe mondialement les sites selon leur audience. Voici le top 5 :

Top 5 Alexa

 

De nombreux outils sont disponibles pour évaluer un site. Automatiques, ils tentent de se baser sur les critères objectifs récupérables : PageRank, Alexa rank, nombre de backlinks, nombre de pages indexées, score PageSpeed…

Les résultats font le grand écart, de 20 à 23 510$ !

Pour 23 510$, je vends sans me poser de questions, même si j’ai consacré du temps à ce site ! Par contre pour 20$…

Un constat s’impose : les chiffres proposées sont fantaisistes, faute de s’appuyer sur des données suffisantes. Certains sites m’annoncent que je tourne autour de 4 visiteurs par jour, d’autres plus de 1 500… Plutôt que de deviner, Flippa propose de déterminer une valeur après avoir répondu à certaines questions, dont le trafic journalier : il en ressort alors une fourchette comprise entre 0 et 1 200$. 1 200$ en fourchette haute me semble déjà plus correct.

Et si nous abandonnons l’évaluation automatique au profit d’une évaluation manuelle, quels critères retenir ? Que l’on soit acheteur ou vendeur, voici quelques pistes de réflexion pour affiner son prix.

 

1/ Le domaine.

Est-ce un domaine premium ? (horoscope.fr, poker. fr etc) Combien de lettres, un ou deux mots ? Quelle date d’enregistrement ?

Les vendeurs de domaine sont en tout cas peu nombreux à bien gagner leur vie ; vu la multiplication des extensions, il est souvent plus simple et plus rentable de déposer un nouveau domaine plutôt que d’investir dans un domaine existant.

Un domaine ancien, avec une extension favorable au pays visé, peut toutefois être plus facile à classer et justifier quelques euros.

 

2/ Le nombre d’articles et leur valeur moyenne.

Quelle est la qualité du contenu ? Est-il original ? Qui en est l’auteur ? Un stagiaire, un sous-traitant de Madagascar ou une autorité en la matière ? Le cout n’est pas le même :).

Pour avoir échangé avec des rédacteurs, le tarif moyen tourne autour de 30€ HT l’article de 400 mots. Un article plus « low cost » peut tourner autour de 5$ sur Fiverr ou Odesk, voir beaucoup moins s’il est « spinné ».

Autre critère de « valeur » du contenu : l’engagement social : les articles suscitent-ils un certain partage ?

Je parle d’articles mais le contenu peut être autre : vidéos, dessins, infographies…

 

3/ L’occupation des réseaux sociaux.

Sur quels réseaux sociaux le site est-il présent ? Combien de followers actifs possède-t-il ? Les pages sont-elles dynamiques, génèrent-elles des échanges ?

Certains outils permettent de noter les comptes sociaux ; on pense notamment à Klout pour Twitter.

 

4/ CMS, design et fonctionnalités.

Le design donne-t-il au site un sentiment de référence, d’autorité dans sa niche ? S’agit-il d’un template gratuit, en provenance de Themeforest ou est-ce une création originale ? Sonne-t-il « 2013″ ?

Est-il responsive, prêt pour les tablettes et mobiles ?

Quelles sont les fonctionnalités présentes ? Est-il simple à gérer ?

Critère souvent pris en compte par les outils automatiques : la vitesse du site (note PageSpeed).

 

5/ Le netlinking.

Outre le PageRank (très peu mis à jour) et l’Alexa rank, de nombreux critères intéressants ne sont pas pris en compte par les outils automatiques :

– Autorité de domaine/de page d’après MOZ ; MOZ Trust.- Citation Flow, Trust Flow d’après MajesticSEO.

– Nombre de domaines pointant vers le site/de liens.- Nombre d’IPs et de subnets associés aux liens.

– Variation des ancres ; mots clés accrochés d’après SEMrush, positions dans les SERP.

Avec un minimum d’expérience, il est possible de voir de quelle manière le site a été référencé (white/grey/black hat) et quel risque présente la méthode.

 

6/ Le trafic.

Outre le nombre de visiteurs et de pages vues, il faut être attentif à la tendance ; baissière, elle peut révéler une pénalité ou une baisse d’intérêt du public. En matière de trafic, mieux vaut faire confiance à Google Analytics plutôt qu’aux statistiques de Jetpack ou d’un hébergeur qui comptabilise aussi les bots des moteurs de recherche.

 

7/ Ses revenus.

De quelle façon le site est-il monétisé ? Cette monétisation est-elle diversifiée ? Les revenus dépendent-ils davantage du SEO, du SEA ou du SMO ?

Quelle est la base de clients enregistrés, la récurrence de leurs achats etc ?

De manière plus classique, comme pour une entreprise :

– Étude du bilan (SIG, EBE), détail des revenus (CA) et des charges.

– Dépendance du site envers son créateur/son gestionnaire actuel.

– Avantage concurrentiel sur la niche ?

 

8/ Son potentiel.

J’ai lu un jour sur un forum : « si votre site site ne dégage aucun chiffre d’affaires, il vaut probablement moins de 50$ ». Je suis assez d’accord ! Quand je vois des sites à vendre pour une fortune alors qu’ils ne rapportent rien, je suis méfiant. Si leur potentiel est énorme, pourquoi le vendeur voudrait s’en séparer ? Ce qui nous amène au critère suivant.

 

9/ Motif de la vente.

Faux dans 90% des cas. Deux cas de figure : le vendeur souhaite limiter sa perte ou maximiser son profit. Il pense que son site est sur le déclin ou a atteint son maximum.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive ; je pense que je vais y réfléchir davantage et m’associer avec un développeur pour mettre au point un outil d’évaluation plus juste.

Bien évaluer, c’est prendre en compte un maximum de critères et leur appliquer un scoring correct. Le défaut majeur des outils actuels est d’accorder trop d’importance à un critère précis (ex : PageRank, Alexa rank…). Bien entendu, il reste un critère non mesurable que nous n’avons pas évoqué : le lien sentimental qui unit le vendeur et son site. Comme pour une entreprise classique, le vendeur cède une œuvre, son temps, ses souvenirs. Et c’est souvent cela qui fait monter le prix.

 

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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