KPI des E-commerces : retour sur l’étude Wolfgang Digital

Basée en Irlande, Wolfgang Digital est une agence de marketing “scientists”. Ils fondent leurs décisions web-marketing sur l’analyse des données… ce que tout le monde devrait d’ailleurs faire.

Hubspot dit la même chose dans sa formation “inbound marketing” : ne supposez jamais !

Wolfgang vient de sortir une étude intitulée “E-commerce KPI  Benchmarks 2016“. Soit 2 mots clés à intégrer pour tout gérant de E-commerce :

  1. Benchmark : analyse des pratiques concurrentielles pour se situer et définir un modèle idéal. C’est normalement la phase préalable même à la création de sa boutique en ligne.
  2. KPI = key performance indicator, indicateur clé de performance. Il mesure une performance à un temps donné pour encourager ses progrès. Exemple : nombre de mots clés dans le top 20 de Google.

Trafic Winamax SEMrush

 

L’étude a donc pour but de nous dire comment se situent les E-commerces en moyenne sur des chiffres clés. A chacun ensuite de comparer ces chiffres à sa boutique… Le travail est gentiment mâché dans un article de MOZ. Retenez donc que :

 

1/ Le taux de conversion moyen est de 1,48%.

Taux de conversion = nombres d’acheteurs / nombre de visiteurs.

Chiffre clé pour un business plan : selon votre marge, il vous donne une idée précise du trafic à acheter / générer pour assurer votre rentabilité.

 

2/ Le SEO génère 43% du trafic d’un E-commerce.

Google = 69% du trafic pour 67% des revenus… What else ?

trafic-seo-ecommerce

 

3/ Le Display engloutit 38% du budget des marketeurs…

pour moins d’1% de trafic généré.

Display = ? Les bannières sur les sites ou les vidéos !

pub-display-sofinco

Exemple de bannière Display

 

Les mots clés achetés en SEA (Adwords, Bing Ads…) ou positionnés en SEO traduisent une forte intention d’achat (ex : “cafetière senseo occasion rouge”).

A l’inverse, les bannières sont placées d’après le thème du site ou le contenu de la page ; mais rien ne dit que l’internaute songe à acheter !

Par ailleurs, la concurrence entre marketeurs sur cette source, pourtant moins rentable que d’autres, fait grimper les prix. Certaines marques l’utilisent sans chercher à vendre de produit, juste pour du “branding”, pour entretenir leur notoriété.

Résultat : un budget conséquent au final pour peu de retour. L’E-commerçant peu passer son chemin !

 

4/ 2016 est l’année du mobile pour les E-commerces.

mobinautes-et-e-commerce

 

Les mobinautes représentent 42% du trafic d’un E-commerce mais seulement 21% de ses revenus… pour l’instant.

L’étude souligne que si le chiffre d’affaires mobile est moins important que le chiffre d’affaires desktop, le taux de conversion des mobinautes est en revanche plus important.

En clair : le pourcentage des mobinautes à consommer est très important, même s’ils ne consomment pas encore autant que sur leur desktop.

On pourrait se dire que :

  1. Les mobinautes se rendent sur les E-commerces pour un achat en particulier.
  2. Les internautes prennent le temps de flâner et de faire le tour du site à la maison ?

 

5/Une page moyenne met 6,5 secondes à charger.

Êtes-vous dans cette moyenne ? Jetez un œil à gtmetrix.com.

Google estime qu’un E-commerce devrait mettre 2 secondes à charger !

Amazon a calculé que chaque seconde de chargement diminue les conversions de 7%.

 

Parmi les facteurs qui permettent un chargement optimal de la page, il y a le temps de réponse du serveur. Il est en moyenne de 0,76 secondes.

Or on a mesuré depuis un moment que ce temps initial impacte aussi les positions dans Google :

Temps de chargement et ranking Google

 

La vitesse est donc non seulement un critère d’expérience utilisateur mais aussi un critère SEO = ESSENTIEL.

 

6/ Pas de corrélation entre taux de rebond et taux de conversion.

Attention : une page produit avec un taux de rebond de 80% peut convertir plus qu’une autre avec un taux de rebond de 40%.

Sans doute le résultat de l’étude qui m’incite le plus à me remettre en question !

Traditionnellement, je fais la chasse aux pages avec un taux de rebond élevé. Or, avant de décider qu’une page avec un taux de rebond élevé doit être modifiée, il faudra aussi vérifier que son taux de conversion est inférieur à la moyenne.

 

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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