Growth hacking – growth marketing : il bonifie vos fondamentaux

Je viens de lire un article sur le “top 10 des growth hackers” à suivre sur Twitter. Sauf que parmi les profils conseillés, nombreux sont en fait des web marketeurs “traditionnels” comme Rand Fishkin (fondateur de Moz) ou Neil Patel.

Rand Fishkin n’est historiquement pas tendre avec le growth hacking. Il est selon lui est apparu avec l’essor des startups aux États-Unis. Les jeunes pousses voulaient se différencier des entreprises classiques et casser les codes dans tous les domaines, y compris au niveau du marketing. Plutôt que d’employer un banal marketer / web marketer, il fallait recruter un growth hacker !

Quel crédit accorder au growth hacking aujourd’hui ?

Est-ce réellement une simple différence de titre ? Peut-on le résumer comme du marketing appliqué aux startups ?

Je vous propose d’analyser cette technique à travers les déclarations et les évolutions de Rand à ce sujet.

1/ Le growth hacker connait toutes ses bases en web marketing.

Rand est intervenu en 2014 comme speaker à la conférence “Growth Hackers”. Son intervention ? “SEO tactics to love vs leave”.

Il a modifié le titre en “Cracking the code for 2015” pour l’adapter à l’ambiance mais n’a pas eu besoin de modifier le fonds.

Conférence Rand growth hackers

Le web marketeur complet maîtrise normalement le référencement naturel (SEO), le référencement payant (SEA), les réseaux sociaux (SMO), le mailing et l’affiliation.

Le Growth Hacking, littéralement “bidouillage de croissance”, consistera à trouver quelques astuces spécifiques au sein de ces disciplines pour faire progresser son entreprise.

Il s’agit donc de ne pas brûler les étapes : d’abord assurer ses bases pour mieux les dépasser.

2/ Le growth hacking trascende un web marketing solide.

Malgré sa participation régulière à des événements marketing et growth hack, Rand sait rester critique.

Il explique dans son dernier ouvrage que les hacks de croissance sont minables la plupart du temps… mais utiles à l’occasion.

grow hacks suck rand fishkin

De quoi laisser perplexe ?

Il veut juste rappeler que le marketing d’une entreprise se bâtit sur un socle (histoire/valeurs, produits, services…), dans une perspective à long terme.

Si vous pensez “développement marque” et que cette marque est saine, quelques hacks pourront améliorer votre productivité ou vos conversions.

Si vous cherchez des succès rapides, détachés d’une vision globale, il sera plus délicat de bâtir un grand édifice.

Le slogan de Growth Supply est “ne bâtissez pas un business mais un mouvement”.

Récemment, cette société a généré plus d’un million de visiteurs pour un client en 6 months.

Tout le monde voulait connaitre leur secret… mais il n’y en a pas ou sinon un seul : un excellent storytelling.

1 million visiteurs facebook

Leur conseil, comme celui de Rand, est de jouer l’authenticité :

Storytelling plus fort que growth hacking

Certains éditeurs de logiciels jouent la carte du growth hacking pour attirer les startups en mal de prospects :

Outil growth hacking

L’outil permet en fait de rechercher des contacts, les exporter les intégrer à un CRM et “d’automatiser”. La base reste l’achat d’une base email, assez classique en web marketing.

Les autres outils proposés en growth hacking exploitent généralement la même veine : ils se focalisent sur un aspect du web marketing et tentent de le faire progresser en productivité (acquisition de trafic, de prospects, conversion…).

L’intérêt de la méthode est donc réel mais toujours en complément des canaux web marketing traditionnels.

[Mise à jour :

J’ai reçu le message suivant sur LinkedIn :

L’outreach, le fait de solliciter habilement un lien, est la base du métier de référenceur/SEO et aussi une corde à l’arc du growthhacker de ce fait.

C’est donc avec confiance que je vous invite à rejoindre Camille sur le forum growthhacking.fr].

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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