Comment rater son E-commerce ? 5 erreurs à éviter

 

Premier réflexe quand on me parle du référencement d’un E-commerce ? Jeter un œil à la courbe de trafic dans SEMrush ou Ahrefs :

resultat-ecommerce

 

Dans le cas présent, la valeur du site est estimée à… 1$.

Il dispose pourtant de 580 indexées par Google, sur une thématique à la concurrence abordable.

Pourquoi ces pages sont-elles mal classées ? Voici 5 erreurs à éviter pour le référencement de votre E-commerce.

 

1/ Croire que la plateforme E-commerce fait tout !

Attention aux solutions de sites “prêts à l’emploi”. S’ils peuvent être corrects visuellement, ils sont à reprendre au point de vue référencement.

Exemple avec un site Oxatis (c’est le cas que j’ai sous les yeux, les autres concurrents ne feraient sans doute pas mieux ou moins bien) :

crawl-site-oxatis-2

 

Suite à un crawl rapide avec ScreamingFrog, on voit que nombre de pages et titres sont dupliqués (et il s’agit ici seulement d’un échantillon).

Par ailleurs, des sous-titres (“headings”), qui permettent de préciser le contenu de la page pour Google, sont également dupliqués… voir totalement absents (H2) :

crawl-headings-oxatis

 

 

Pour rappel, Oxatis c’est environ 2% du marché E-commerce en France :

technologie-ecommerce-france

 

C’est une belle réussite en soi… mais leur publicité Adwords me semble exagérée :

annonce-oxatis

 

Les solutions leader en France (et en Europe…) sont de l’open source : Prestashop et WooCommerce (WordPress).

Au niveau mondial, WooCommerce et Magento dominent, y compris dans le top 1 million des E-commerces :
cms-e-commerce

 

Je recommande personnellement WooCommerce pour 2 raisons :

  1. Poids de la communauté mondiale et nombre de plugins gratuits qui en découlent (structured data, AMP…).
  2. Meilleure learning curve : solution la plus simple à appréhender pour un non informaticien.

 

2/ Créer un nouveau nom de domaine.

Référencement = liens + contenus.

Si vous bénéficiez d’un nom de domaine ancien, il y a fortes chances que vous possédiez déjà quelques liens (annuaires, clients, fournisseurs, mairie, CCI…).

 

Les liens représentent environ 50% du référencement. Se priver d’un nom de domaine puissant, c’est littéralement se couper une jambe et attaquer le web en sautillant.

Et c’est ce qui a été fait ici.

Voici les liens du domaine original, qui compte 100 domaines référents de qualité :

liens-domaine-original

 

Voici les données du nouveau site :

liens-nouveau-site

 

3/ Ignorer les mots clés et la concurrence.

Comment les internautes peuvent-ils trouver vos produits et services ? Grâce à l’optimisation de vos pages pour les mots clés populaires.

Cela commence par la recherche des mots clés adéquats (intention d’achat, volume correct, concurrence abordable…) :

Recherche de mots clés

Extrait de l’article “‘how to rank” de MOZ

 

Titre de la homepage ? “Boutique”.

Et si je regarde un concurrent ? Volet roulant, pièce détachée et motorisation“.

Ce qui lui permet en cumulant liens + pages optimisées (url, titre, headings…) sur des mots clés d’avoir un résultat plus profitable :

resultats-concurrent

 

4/ Négliger le HTTPS.

Le HTTPS (protocole sécurisé) est la norme souhaitée par Google.

Son impact sur le SEO ne fait plus débat :

Corrélation HTTPS SEO

 

Le site étudié ici semblait avoir la volonté de le mettre en place, mais sans succès pour l’instant :

ssl-present

 

Il est possible qu’il soit seulement actif sur certaines pages mais la bonne pratique, surtout pour un nouveau site, est de l’inclure partout.

 

5/ Ne pas penser “mobile first” !

Peu importe le produit ou le service : le flux des clients sur mobile est désormais soit majoritaire, soit au minimum proche de l’être.

Le mois dernier, un chef d’entreprise au E-commerce très respectable m’a expliqué qu’il n’a pas besoin de le rendre responsive (adapté aux mobiles / tablettes).

En effet, tous ses clients utilisent un ordinateur de bureau.

Sauf qu’un simple coup d’œil à Google Analytics a permis d’observer que plus de 40% de son trafic provient des appareils nomades.

Forcément :

  1. Le taux de rebond est costaud (visiteurs qui quittent directement).
  2. Google propose moins un site dans les résultats de son moteur quand il n’est pas responsive… et que son taux de rebond est élevé.

D’où une perte bête de chiffre d’affaires.

 

En l’espèce, si le site en question est théoriquement adapté au mobile, il est par contre… lent.

Score et suggestions PageSpeed Insights :

suggestion-pagespeed

 

Vitesse d’après GTmetrix :

score-gtmetrix

Or un site lent = abandon de la page / de la transaction.

 

Conclusion : un E-commerce ambitieux c’est d’abord une réflexion en amont. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour mieux faire.

 

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Passionné par le Référencement et le Web Marketing, je conseille depuis 2012 des TPE et PME (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni...) sur leur stratégie Internet.

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