Classement de Google sur l’expression « anglais juridique »

  • 2 mars 2014
  • SEO

Vous pensez que le SEO est réservé à des expressions ultra-compétitives comme « rachat crédit » ? Eh bien non. Rares sont les mots clés aujourd’hui où aucun des premiers résultats ne tente d’optimiser sa page et son site.

Récemment, je me suis intéressé à l’expression “anglais juridique”. Derrière ce terme, il y a un marché, celui des professionnels du droit qui doivent se mettre à niveau pour appréhender des contrats internationaux.

Comment procéder si je souhaite bien positionner un site sur ce mot clé ?

 

I – Difficulté du mot clé.

En version payante, certains outils proposent un score sur 100 pour mesurer la difficulté à se classer sur un mot clé.

Derrière ce scoring automatique, se cache souvent la prise en compte d’éléments assez simples comme :

– le nombre de résultats fournis par Google, ici 20 500 000.

– la difficulté estimée par Adwords et le coût de l’enchère.

Cela reste sommaire ! Avec l’aide de barres type SEOquake et MOZ, le potentiel des concurrents apparait plus nettement :

Ce qui nous intéresse particulièrement ici ce sont les liens, c’est-à-dire l’autorité des pages (en rouge) et l’autorité des sites (en bleu).

Plus l’autorité d’une page est élevée, plus ses chances de se classer en tête sont grandes. Pourquoi est-ce que village-justice.com n’est pas premier dans ce cas ? Car l’autorité est un critère parmi d’autres, le plus important mais pas le seul.

Sur les autres plans, notamment le contenu et l’optimisation on-page, les autres résultats doivent être à priori meilleurs.

Revenons à la difficulté du mot clé : des domaines classés respectivement 48, 52 et 63 par MOZ sont peu courants. Il s’agit d’une compétition de niveau national. Regarder les PageRank des homepages permet de le confirmer : 4, 7 et 6.

 

II – Comment se classer sur une requête de ce type ?

Comme pour toute requête, il s’agira de faire mieux que la concurrence sur l’ensemble des critères (titre, URL, liens, contenu, optimisation, notoriété et réseaux sociaux…).

 

1/ Au niveau du titre, je crois qu’en 2014 tout le monde fait figurer le ou les mots clés visés dans son titre et se limite de préférence à 60 ou 70 caractères. Les plus astucieux placent le mot clé le plus à gauche possible, pratique suivie par les résultats 2 et 3 de l’image de SERP proposée plus haut.

 

2/ Au niveau des liens, nous avons vu que :

– le site classé 1er compte 5 liens directs vers sa page.

– le site classé 2ème en compte 12.

– le site classé 3ème en compte… 6 738. Cela indique vraisemblablement des liens « footer« .

Il apparait clairement en matière de liens que la puissance prime sur le nombre. Il s’agira pour bien se positionner d’obtenir peu de liens, mais provenant de sites d’autorité, liés à la même thématique.

 

3/ Au niveau du contenu, Google associe naturellement certaines expressions à la requête « anglais juridique ».

Pas besoin de répéter « anglais juridique » à longueur d’article pour accrocher une bonne place. Google essaie de se mettre à la place de l’internaute qui tape cette requête et de lui fournir une réponse pertinente.

Ainsi, les pages des premiers résultats abordent les notions suivantes :

– Cour, tribunal, avocat.

– Etats-Unis, Angleterre, Royaume-Uni etc, anglais, british.

– Cours, formations, leçons, examens.

– Droit, juriste, professionnel.

Les pages qui ressortent bien abordent une thématique claire. Plus une page est longue, plus elle développe sa thématique et semble pertinente à Google. Ainsi, se classe sur la première page des résultats une page sans liens mais qui offre… 2647 mots !

 

4/ Il n’est pas interdit d’optimiser son URL pour bien figurer sur une requête ; ce que font les résultats 1 et 2.

 

5/ Je laisse tout ce qui est brand et social media de côté. Ce sont POUR L’INSTANT des critères moins importants.

 

III – Anecdotes de la requête.

1/ Le Web Marketing de l’un des sites phares sur cette requête, British Council, est géré par un habitué de MOZ.com, David Carralon.

Le fait de dépasser les 200 points lui permet d’envoyer quelques liens dofollow vers les sites de son choix. Actuellement, MOZ.com est déjà classé PR 6 ; il correspond en réalité plutôt à un PR 8, qu’il devrait atteindre dans une prochaine mise à jour.

Ce n’est pas sur toutes les requêtes qu’on tombe sur un type qui suit MOZ depuis 2008 :).

 

2/ Un des sites à viser la première page sur « anglais juridique » est LegalVox.fr ; or le site se classe mieux sur cette requête à l’aide d’une de ses pages internes plutôt qu’avec sa homepage.

En effet , sa homepage possède quelques liens, une meilleure autorité… mais un texte moins riche que sa page qui présente les cours et formations d’anglais juridique. Ce n’est sans doute pas ce que souhaitait les créateurs du site !

 

[Évidemment, il s’agit ici d’une analyse sommaire d’un classement, rédigée dans l’heure. Elle permet toutefois de mesurer la rationalité des résultats de Google… et de s’en inspirer pour améliorer ses résultats, notamment en référencement local.]

 

Photo par Jeyhelch.

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

A lire aussi sur le blog

Voir tous les articles
No Comments

Un commentaire ?