Carte grise, covoiturage, péages : vers plus de numérique

L’administration évolue vers plus de services numériques. Tout le monde oublie les succès, c’est-à-dire les sites et services dont personne ne se plaint : AMELI, CAF, demande d’état civil en ligne…)

Les échecs alimentent la presse pendant des semaines : Parcoursup, Louvois… et c’est normal car ils impactent négativement des milliers d’usagers.

Nombreux sont donc les internautes à suivre de près les projets administratifs du gouvernement.

Or Le Parisien vient d’annoncer un plan choc du gouvernement pour les barrières de péage, le covoiturage et la carte grise.

Le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) numérise encore davantage notre quotidien sur certains aspects.

 

1/ L’encadrement des frais de covoiturage : réaliste ?

Le gouvernement souhaite mettre fin aux “profiteurs” sur Blablacar, ceux qui font payer au prix fort un trajet dans une voiture complète.

Oui à la mutualisation des frais et des moyens de transport, non aux semi-professionnels qui arrondissent confortablement leur fin de mois.

Cette vision de nos dirigeants intervient en pleine manifestation des gilets jaunes ; d’un côté l’essence et le coût de la vie en général augmentent, de l’autre la réglementation sur le covoiturage se durcit également.

L’orientation des mobilités, pour reprendre le titre du projet de loi, risque d’en laisser plus d’un sur place !

 

Techniquement, est-il possible de réguler l’ensemble des plateformes de covoiturage ?

Comment faire pour ceux qui passent des annonces sur un site étranger ou sur un site non spécialisé (Facebook, LeBonCoin…) ?

Et si le conducteur déclare un ou deux passagers seulement au lieu de 3 ?

Comment seront pris en compte le type de véhicule et sa puissance fiscale ?

Il faut rappeler en l’état que l’offre est assez dense pour les trajets et que c’est tout simplement le marché qui fait office de régulateur.

Sur Blablacar par exemple, les tarifs sont assez variés pour le même trajet ; entre 14,5 (tarif recommandé) et 20,5€ pour un QUIMPER – RENNES demain :

Exemple trajet blablacar

 

Si Stéphane trouve des “clients” à 20,5€, est-ce vraiment pertinent pour l’État de lui taxer la plus-value par rapport au tarif officiel ?

 

2/ La fin des barrières au péage.

Vous vous rappelez des pubs VINCI pour Vincent, ce malin (salaud ;)) devant tout le monde aux péages grâce à sa carte VINCI ?

Il est probable que l’avenir soit à la carte généralisée, avec prélèvement selon les passages consommés.

Cela n’empêchera pas les usagers réguliers de continuer avec un abonnement mais même le routier occasionnel devrait être inscrit sur la plateforme des autoroutes pour être facturé.

Et les fraudeurs ? Ils représentent à priori seulement 0,02% de la clientèle ; le problème serait donc minime par rapport au profit attendu pour l’immense majorité des honnêtes automobilistes.

 

3/ Une nouvelle taxe sur la carte grise ?

Le gouvernement fait preuve d’une imagination limitée en proposant une nouvelle taxe. Pourquoi supprimer la “vignette” et relancer un équivalent ?

Exemples vignettes auto Google

Officiellement, il s’agit de financer le contrôle de pollution des véhicules Diesel auprès des constructeurs ; mais tout véhicule et tout conducteur devrait mettre la main à la poche !

Dommage, j’avais placé la carte grise dans la catégorie “digitalisation activée” puisqu’il est possible de se connecter pour faire votre carte grise en ligne.

L’assiette de cette nouvelle taxe semble au contraire un choix très 20ème siècle.

 

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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