Faut-il acheter des fans et des “j’aime” sur les réseaux sociaux ?

  • 12 mars 2020
  • SMO

Beaucoup d’entreprises lorsqu’elles démarrent sur Internet ont le réflexe de s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Le temps passe… et les fans ne sont pas forcément au rendez-vous. Car développer la popularité d’une page sociale, c’est développer le trafic d’un site Internet. Cela demande de la stratégie… et du temps.

Pour palier à l’un ou l’autre, il peut être tentant d’acheter des fans pour donner l’impression d’une société bien établie sur la toile.

Aussi, que ce soit sur Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Instagram il est possible de se procurer des j’aime, des like etc. pour quelques dollars en tapant acheter followers Instagram dans Google par exemple.

Cela en vaut-il vraiment la peine ? Quel retour peut-on en attendre ?

 

I – Une popularité fragile.

Les faux comptes et les faux followers ne sont officiellement pas tolérés par les réseaux sociaux.

Leur modèle économique repose sur les publicités proposées à leur audience (“Ads”). Si leur audience est constituée d’une part d’utilisateurs fictifs, cela peut nuire à leur crédibilité vis-à-vis des annonceurs.

Ainsi, le but des réseaux sociaux est de prendre toutes les mesures pour limiter les manipulations sur leur plateforme. Mais, comme pour Google, entre ce qui est annoncé et la réalité, il y souvent un décalage…

Certains comptes un peu artificiels perdurent alors que les outils émettent des réserves – voir mon article “Juppé contre Sarkozy” de 2014 par exemple.

Jusqu’en février 2020, le site Fakers.statuspeople.com permettait de confirmer la réalité de la popularité d’un compte sur Twitter :

EB faker scores

Je viens de constater son abandon par le développeur et espère retrouver rapidement un équivalent. Si vous avez des pistes (gratuites idéalement), je suis preneur ;).

 

II – Ne pas confondre influence et nombre de fans.

Se dire qu’un grand nombre de fans sur les réseaux sociaux suffit pour en tirer parti, c’est méconnaître ce qui fait la valeur, la force des réseaux sociaux : l’engagement, l’influence.

Une communauté composée de robots ne relaie pas de message et ne consomme pas : elle a peu ou pas de valeur.

Si je reprends mon article Juppé/Sarkozy, nous étions arrivé à la conclusion suivante sur Facebook en comparant nombre de fans et nombre de “personnes qui en parlent” (chiffres de septembre 2014) :

  1. François Hollande compte 19 131 « personnes qui en parlent » pour 501 283 fans = 3,81% de taux d’engagement.
  2. Manuel Valls = 2 596 / 37 489 = 6,92% de taux d’engagement.
  3. Nicolas Sarkozy =  33 183 / 987 633 soit un taux de 3,36%.
  4. Enfin, Alain Juppé étonne avec 11 437 / 58 713 = 19,47% de taux d’engagement.

Alors que Nicolas Sarkozy avait près d’un million de fans, Alain Juppé comptait une communauté 6 fois plus active, ce qui relativisait cet écart à priori abyssal.

 

III – Quel retour sur investissement au final ?

Nous venons de le voir, il est possible avec un peu de recul de démasquer rapidement les fraudeurs !

Une telle révélation peut avoir un impact catastrophique pour la marque concernée. C’est une première bonne raison d’y renoncer…

Mais évaluer le retour sur investissement de l’achat de fans est assez simple au final : il suffit de suivre l’évolution des sociétés qui proposent ce service.

Lors d’une enquête sur le sujet en octobre 2014, Envoyé Spécial avait interrogé le patron d’acheter-des-fans.com, Thibault Trézières.

Respect à lui pour cet outreach auprès de journalistes nationaux !

Certains internautes étaient choqués de ce type de manipulation. Je crois qu’il faut éviter de raisonner en bien ou en mal.

Être vrai sur les réseaux sociaux est certainement le plus profitable à long terme. Mais un coup de pouce au démarrage en terme de followers peut aider à convaincre les indécis et participer au bon lancement d’un produit et de son entreprise.

Attention toutefois car, si le produit et le service derrière ne sont pas à la hauteur, l’entreprise ne sera pas durable et pérenne. Pourquoi se donner tant de mal pour du “one shot” ?

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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