Faut-il acheter des fans et des “j’aime” sur les réseaux sociaux ?

  • 27 juin 2016
  • SMO
 

Beaucoup d’entreprises lorsqu’elles démarrent sur Internet ont le réflexe de s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Le temps passe… et les fan ne sont pas forcément au rendez-vous. Car développer la popularité d’une page sociale, c’est développer le trafic d’un site Internet. Cela demande de la stratégie… et du temps.

Pour palier à l’un ou l’autre, il peut être tentant d’acheter des fans pour donner l’impression d’une société bien établie sur la toile.

Aussi, que ce soit sur Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Instagram il est possible de se procurer des j’aime, des like etc. pour quelques dollars.

Cela en vaut-il vraiment la peine ? Quel retour peut-on en attendre ?

 

I – Une popularité fragile.

Les faux comptes et les faux followers sont de moins en moins tolérés par les réseaux sociaux.

Leur modèle économique repose sur les publicités proposées à leur audience (“Ads”). Si leur audience est constituée d’une part d’utilisateurs fictifs, cela peut nuire à leur crédibilité vis-à-vis des annonceurs.

Ainsi, bien souvent, les fans ou j’aime achetés ne durent pas.

 

II – Ne pas confondre influence et nombre de fans.

Se dire qu’un grand nombre de fans sur les réseaux sociaux suffit pour en tirer parti, c’est méconnaître ce qui fait la valeur, la force des réseaux sociaux : l’engagement, l’influence.

Une communauté composée de robots ne relaie pas de message et ne consomme pas : elle n’a aucune valeur.

 

Dans un précédent article, nous nous étions intéressé à la bataille sur Internet, et les réseaux sociaux notamment, entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

Nous étions arrivé à la conclusion suivante sur Facebook en comparant nombre de fans et nombre de “personnes qui en parlent” (chiffres de septembre 2014) :

  1. François Hollande compte 19 131 « personnes qui en parlent » pour 501 283 fans = 3,81% de taux d’engagement.
  2. Manuel Valls = 2 596 / 37 489 = 6,92% de taux d’engagement.
  3. Nicolas Sarkozy =  33 183 / 987 633 soit un taux de 3,36%.
  4. Enfin, Alain Juppé étonne avec 11 437 / 58 713 = 19,47% de taux d’engagement.

Alors que Nicolas Sarkozy avait près d’un million de fans, Alain Juppé comptait une communauté 6 fois plus active, ce qui relativisait cet écart à priori abyssal.

 

Sur Twitter, le site Fakers.statuspeople.com permet de confirmer la réalité de la popularité d’un compte :

EB faker scores

 

III – Quel retour sur investissement au final ?

Nous venons de le voir, il est possible avec un peu de recul de démasquer rapidement les fraudeurs !

Une telle révélation peut avoir un impact catastrophique pour la marque concernée. C’est une première bonne raison d’y renoncer…

Mais évaluer le retour sur investissement de l’achat de fans est assez simple au final : il suffit de suivre l’évolution des sociétés qui proposent ce service.

Lors d’une enquête sur le sujet en octobre 2014, Envoyé Spécial avait interrogé le patron d’acheter-des-fans.com, Thibault Trézières.

Respect à lui pour cet outreach auprès de journalistes nationaux !

Nous constatons par contre 1 an et demi après les faits que le site n’est plus actif… et renvoie vers celui de sa société web.

Donc, même avec quelqu’un d’avisé à sa tête, malgré le projecteur d’une émissions télé, Acheter-des-fans.com n’a pas été en mesure de perdurer. On en déduit que c’est parce que ses clients n’y trouvaient pas leur compte (fans non durables, absence de chiffre d’affaires supplémentaire…).

 

Au final, soyez vrai sur les réseaux sociaux. Et ne surestimez pas leur capacité à développer votre clientèle. Sur un E-commerce par exemple, les réseaux sociaux ne dépassent pas en moyenne 10% des recettes.

Comme déjà expliqué : une bonne stratégie web c’est une stratégie équilibrée, qui tire profit de l’ensemble des leviers web marketing : SEO, SEA (Adwords, BING…), SMO (réseaux sociaux), mailing, affiliation.

 

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Passionné par le Référencement et le Web Marketing, je conseille depuis 2012 des TPE et PME (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni...) sur leur stratégie Internet.

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